Tu as lancé des campagnes publicitaires mais tu ne sais pas vraiment si elles sont rentables ? Tu entends parler de ROAS breakeven mais la formule te paraît floue ? Tu cherches un moyen simple de calculer le seuil de rentabilité de tes investissements publicitaires ?
Bonne nouvelle : tu es tombé au bon endroit !
Le calcul du ROAS breakeven (ou BEROAS) est en effet crucial pour optimiser tes campagnes et éviter de brûler ton budget. Avec les bons outils et la méthode adaptée, tu vas pouvoir déterminer précisément le retour sur dépenses publicitaires minimum à atteindre pour que tes campagnes soient viables.
Prêt à maîtriser ce calcul essentiel ? On y va !
L’essentiel à retenir
- ROAS breakeven : seuil minimum de rentabilité calculé via la formule Prix de vente / BECPA
- Coûts à inclure : COGS, frais d’expédition, TVA, frais bancaires et coûts indirects
- Benchmark moyen : ROAS de 2 à 4 selon les secteurs, avec un idéal autour de 3-5
- Outils recommandés : calculateurs automatiques comme CalculaThor pour éviter les erreurs
- Optimisation : utiliser le ROAS BE pour fixer les objectifs d’enchères et ajuster les campagnes
- Limites : compléter avec ROI et analyse de la Customer Lifetime Value (LTV)
Qu’est-ce que le ROAS et pourquoi calculer le ROAS breakeven ?
Le ROAS (Return On Ad Spend) mesure tout simplement le chiffre d’affaires généré pour chaque euro dépensé en publicité. La formule de base est limpide : ROAS = Chiffre d’affaires généré / Coût publicitaire.
Par exemple, si tu dépenses 1 000 € en publicité et que cela génère 4 000 € de chiffre d’affaires, ton ROAS est de 4 (ou 4:1). Cela signifie que chaque euro investi te rapporte 4 € de revenus.
Mais attention, avoir un ROAS de 4 ne garantit pas forcément la rentabilité ! Pourquoi ? Parce que ton produit a des coûts : coût d’achat, frais d’expédition, TVA, commissions bancaires… Si ton produit te coûte 80 € et que tu le vends 100 €, un ROAS de 1,5 suffit pour être rentable. Mais s’il te coûte 95 €, il te faudra un ROAS bien plus élevé.
C’est là qu’intervient le ROAS breakeven (ou BEROAS) : il s’agit du ROAS minimum que tu dois atteindre pour couvrir tous tes coûts et arriver à l’équilibre. En dessous de ce seuil, tu perds de l’argent sur chaque vente générée par tes campagnes publicitaires.
Les formules essentielles du ROAS breakeven
Pour calculer ton ROAS breakeven, tu vas d’abord devoir déterminer ton BECPA (BreakEven Cost Per Acquisition). Ce terme désigne le montant maximum que tu peux dépenser pour acquérir un client tout en restant à l’équilibre.
La formule du BECPA est la suivante : BECPA = Prix de vente – Tous les coûts unitaires.
Une fois que tu as ton BECPA, le calcul du ROAS breakeven devient très simple : BEROAS = Prix de vente / BECPA.
Prenons un exemple concret. Admettons que tu vendes un produit 150 € TTC et que tes coûts unitaires totaux s’élèvent à 120 € (achat produit, frais de port, TVA, commissions, etc.). Ton BECPA est donc de 150 – 120 = 30 €. Ton ROAS breakeven sera alors de 150 / 30 = 5. Tu devras donc atteindre un ROAS d’au moins 5 pour être rentable.
Tous les coûts à inclure dans le calcul
La grande difficulté du calcul du ROAS breakeven réside dans l’identification de tous les coûts à prendre en compte. Beaucoup d’entrepreneurs font l’erreur de ne considérer que le coût d’achat du produit (COGS), mais la réalité est bien plus complexe.
Voici les principaux postes de coûts à inclure :
- COGS (Cost of Goods Sold) : le prix d’achat ou de fabrication du produit
- Frais d’expédition : emballage, transporteur, assurance colis
- TVA : sur le prix de vente et souvent sur les frais de port
- Frais bancaires : commissions sur les paiements par carte (souvent 2-3%)
- Frais de plateforme : commissions marketplace, abonnements logiciels
- Coûts indirects : stockage, service client, retours produits
Plus ton calcul sera précis, plus tu éviteras les mauvaises surprises. Un ROAS qui paraît correct peut rapidement devenir déficitaire si tu as oublié certains frais. C’est d’ailleurs pourquoi de nombreuses entreprises utilisent des outils spécialisés pour automatiser ce calcul et réduire les risques d’erreur.
Calculateurs et outils pour automatiser le ROAS breakeven
Faire ce calcul manuellement pour chaque produit peut vite devenir fastidieux, surtout si tu as un large catalogue. Heureusement, plusieurs outils peuvent t’aider à automatiser le processus.
CalculaThor est l’un des calculateurs les plus populaires pour le ROAS breakeven. Cet outil en ligne te permet de saisir tous tes coûts unitaires et calcule automatiquement ton seuil de rentabilité. L’avantage ? Tu peux facilement tester différents scénarios et voir l’impact de chaque poste de coût sur ton ROAS minimum.
Au-delà des calculateurs en ligne, de nombreuses plateformes de marketing digital intègrent désormais ces fonctionnalités. Que tu utilises Google Ads, Facebook Ads ou des outils comme ceux proposés par Adobe pour le suivi des revenus, tu peux souvent configurer des alertes basées sur ton ROAS breakeven.
L’idée est d’avoir une vision en temps réel de la performance de tes campagnes. Si tu vois qu’une campagne tombe sous ton ROAS breakeven, tu peux immédiatement ajuster les enchères, modifier le ciblage ou tester de nouvelles créatives.
Comment utiliser le ROAS breakeven pour optimiser tes campagnes
Une fois que tu connais ton ROAS breakeven, tu peux l’utiliser de plusieurs façons pour améliorer tes investissements publicitaires :
Fixation des objectifs d’enchères : dans Google Ads ou Facebook Ads, tu peux directement utiliser ton ROAS breakeven comme objectif minimum. La plateforme optimisera alors automatiquement tes enchères pour atteindre ce seuil.
Arbitrage budgétaire : si tu gères plusieurs produits ou plusieurs canaux, tu peux allouer plus de budget aux campagnes qui dépassent largement ton ROAS breakeven et réduire les investissements sur celles qui peinent à l’atteindre.
Test et optimisation : ton ROAS breakeven te donne une base claire pour mesurer l’impact de tes tests. Nouvelle créative, nouveau ciblage, nouvelle landing page… À chaque modification, tu peux immédiatement voir si cela améliore ou dégrade ta rentabilité.
Limites du ROAS et métriques complémentaires
Malgré son utilité, le ROAS breakeven a ses limites qu’il est important de connaître. D’abord, il ne prend pas en compte la Customer Lifetime Value (LTV). Un client qui génère un ROAS de 3 sur son premier achat mais qui commande régulièrement pendant des mois peut être bien plus rentable qu’un client one-shot avec un ROAS de 6.
Ensuite, le ROAS ne dit rien sur les délais d’attribution. Certains clients mettent plusieurs semaines avant de finaliser leur achat après avoir vu ta publicité. Pendant ce temps, ton ROAS peut paraître faible alors que les ventes vont arriver plus tard.
C’est pourquoi il est recommandé de compléter le ROAS avec d’autres métriques : le retour sur investissement (ROI) qui intègre tous tes coûts, l’analyse de la marge nette, et le suivi de la LTV pour tes clients récurrents. Certaines entreprises utilisent également des outils spécialisés dans l’earned media ou mettent en place des stratégies combinant inbound et outbound marketing pour optimiser leur mix publicitaire.
Le ROAS breakeven reste néanmoins un indicateur de premier lieu pour piloter tes campagnes au quotidien. Simple à calculer et à comprendre, il te donne une vision immédiate de la performance de tes investissements publicitaires.
Foire aux questions
Quel est le ROAS moyen selon les secteurs ?
Le ROAS moyen varie énormément selon les secteurs d’activité. D’après les études Nielsen, la moyenne se situe autour de 2,5:1 (250 %), mais cela peut aller de 2:1 pour certains secteurs très concurrentiels à plus de 5:1 pour des niches spécialisées. En général, un bon ROAS se situe entre 3 et 5, mais l’important est surtout qu’il soit supérieur à ton ROAS breakeven personnel.
Quelle est la différence entre ROI et ROAS ?
Le ROAS mesure uniquement le retour sur tes dépenses publicitaires, tandis que le ROI (Return On Investment) prend en compte tous tes coûts : produit, logistique, personnel, loyers, etc. Le ROAS te dit si ta publicité génère assez de revenus, le ROI te dit si ton business est rentable dans sa globalité. Les deux métriques sont complémentaires pour une analyse complète de tes performances.